TEXTE MIS EN PLACE LE 18/04/17 : A PROPOS DU LIVRE DE CAROLE BARJON: "MAIS QUI SONT LES ASSASSINS DE L'ECOLE?" Robert Chieze Education - Sur les enfants, la télévision, les écrans et l'école

SUR LA TELEVISION,
LES NOUVEAUX ECRANS,
LEURS IMAGES,
LES DYSFONSTIONNEMENTS
DE L’ECOLE
ET L’EVOLUTION DES RAPPORTS
A L’HISTOIRE
ET A LA CONNAISSANCE

 

 

15 Janvier 2017

Mise en place du texte intitulé :

« SUR L’ECOLE »

Un état de notre système éducatif avec un rappel des évaluations publiées depuis le début des années 2000, suivi de quelques hypothèses portant sur son évolution, les réformes mises en œuvre et les politiques éducatives conduites depuis plusieurs décennies.

Un constat : des rapports à l’écrit en pleine mutation.

Pourquoi ? 

Que faire pour redonner de l’efficacité à notre école ?

 

 

Pourquoi ce site?

Je signale d’abord que l’accès aux textes est totalement gratuit. Ensuite, que pour une lecture plus facile, ils peuvent être imprimés. Enfin, que ces textes s'adressent à tous, enseignants, parents, personnalités politiques, simples citoyens.

Enseignant de mathématiques de 1968 à 2003 (retraité depuis), dans les années 80 j’ai constaté l’apparition et le développement de nouvelles formes de résistance aux apprentissages scolaires, alors que la télévision pénétrait massivement les espaces de vie des enfants. Le parallèle chronologique était évident et une recherche des liens éventuels entre les deux phénomènes ma paraissait s’imposer. Les premières études sur le sujet portaient l’empreinte d’une trop grande nostalgie envers l’école d’autrefois. La télévision, comme tous les outils de la modernité, me paraissait porteuse d’espoir. Par quels biais pouvait-elle engendrait de telles résistances aux apprentissages scolaires fondamentaux ? 
J’ai donc entrepris un travail de réflexion autour des effets de la télévision sur les enfants, sur leur formation intellectuelle et leur développement cognitif. Mais, par ailleurs aussi photographe, (après avoir été photographe militaire), c’est donc en enseignant de mathématiques, ayant par ailleurs étudié de façon assez approfondie le fonctionnement des images de conception photographique, que j’ai abordé la question. Je considère, en effet, que, pour les enfants, notamment les plus jeunes, la télévision c’est avant tout des images.
Mon hypothèse concernant les apprentissages scolaires était enfin « validé » en 2008 par un article dans la revue Le DEBAT.
(N° 151 – septembre-octobre 2008 - « L’image, le langage et l’école. Sur les effets de la télévision »).
J’ai ensuite créé ce site en avril 2012 pour faire connaître la totalité de mon travail sur le sujet. Titre du premier texte mis en place:


 « SUR L’ECOLE ET LA TELEVISION »

Mais les enfants grandissent. Aujourd’hui, en 2016 les premiers a avoir « subit » massivement les effets de la télévision et de ses images, selon les hypothèses développées dans le premier texte mis en place sur ce site, sont au moins quarantenaires. Quelles peuvent en être les conséquences sur leur vie d’adultes et de parents ?

Je viens donc de placer sur ce site un nouveau travail de réflexion sur le même thème, mais beaucoup plus complet. Il se présente aussi comme une synthèse des différents textes déjà présents. Son titre :

« SUR LA TELEVISION, LES ECRANS, LEURS IMAGES ET LES RAPPORTS A L’HISTOIRE »

(Mis en place le 01/05/2016)
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Au fil du temps, entre avril 2012 et la mise en place des deux textes principaux, souvent à propos de questions d’actualité, de livres et d’articles de presse concernant l’école, j’ai placé sur ce site des réflexions traitant, plus généralement, des effets de la modernité sur les enfants et des difficultés de l’école à s’adapter à l’ensemble des évolutions en cours.


Voici la liste de ces textes, du plus récent au plus ancien,
(avec une présentation pour les plus importants):

(L’ouverture de chacun de ces textes s’effectue par le biais de la rubrique
 « A PROPOS DE », dans le menu, en haut de la page d’accueil)


 « PREREQUIS ET PREDISPOSITIONS »
Article mis en place en août 2014

Son titre exact :


Quelques réflexions autour des notions de prérequis et de prédispositions

(Le texte est en deux parties)

A l’égard des apprentissages scolaires, la motivation, l’attention, la concentration, l’écoute sont des exigences fortes qui ne peuvent pas être considérées comme des prérequis,  selon le sens que la pédagogie a maintenant donné à ce terme. « Prédispositions » est le mot qui me paraît le mieux convenir pour les désigner. De façon générale, ces prédispositions primaires se sont fortement affaiblies au cours des dernières décennies. En outre, et surtout, les enseignants ont vu se développer des résistances nouvelles, comme une forme de passivité, un besoin d’immédiateté important, une perception erronée de l’espace et du temps, des difficultés à accepter et reconnaître les signes écrits. L’institution scolaire et la pédagogie ne peuvent plus ignorer cette forme de prédispositions.
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« LES ECRANS : UN PEU D’HISTOIRE »
Article mis en place début 2014

Les effets des écrans sur les enfants sont bien réels, et c’est sur les apprentissages scolaires qu’ils me paraissent mériter la plus grande attention. Or, cette question des écrans, abordée de façon générale, comme elle l’est dans les discours les plus répandus, est totalement contreproductive. Comme en témoigne l’histoire de ces discours. Elle ne conduit qu’à culpabiliser les parents, pourtant totalement impuissants, en dissimulant les responsabilités de l’école. Pourquoi est-elle à ce point contreproductive ? Parce que la trajectoire des effets de la télévision commence avec ses images. Nous devons effectivement constater que la télévision est d’abord faite d’images. Notamment lorsqu’on s’y intéresse pour ses effets sur les enfants. Car, en plus, un enfant est capable de reconnaître très tôt, autour de l’âge de 1 an le contenu de certaines images, alors qu’il ne peut pas encore comprendre les discours qui les accompagnent. C’est donc vers cet âge que la télévision commence à produire ses effets. Pour comprendre de quelle façon les enfants sont concernés par les écrans, il faut donc ne pas oublier que sans la photographie ou plus généralement sans l’image de conception photographique la télévision n’existerait pas. En fait, même si, d’un point de vue technologique, sans la photographie l’existence des écrans est peut-être possible, par contre leur intérêt, celui de tous les écrans, serait pratiquement  insignifiant, vraiment très loin de ce qu’il est aujourd’hui.
Il m’est donc apparu nécessaire de rappeler avec un peu d’insistance quelques points d’histoire, notamment l’enchaînement des découvertes scientifiques et technologiques qui ont engendré l’environnement actuel des enfants.

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« SUR DES ARTCLES DE PRESSE RECENTS »
Article mis en place début 2014

Son titre exact :

A propos de l’article de Stanislas Dehaene :
« Enseigner est une science »
paru dans Le Monde des dimanche 22 – lundi 23 décembre 2013

Les travaux de ce chercheur en psychologie cognitive sont absolument remarquables mais ses prises de position répétées en faveur de la méthode syllabique pour apprentissage de la lecture ont quelque chose d’inquiétant, pour ne pas dire de malsain. Il s’appuie sur des évaluations et des travaux de recherche récents dont la rigueur et le caractère scientifique ne peuvent pas être contestés. Ils étaient nécessaires. C’est une certitude. Cependant d’un autre point de vue, tout aussi scientifique et beaucoup plus ancien, celui de la sémiologie, les méthodes globales et les méthodes mixtes apparaissent déjà comme des erreurs. La symbiose entre la méthode syllabique et la nature de l’écrit est pratiquement parfaite. Mais la méthode syllabique a déjà une histoire, que la science ne peut pas se permettre d’oublier. Dans l’apprentissage de la lecture par cette méthode l’exigence de docilité est extrêmement forte, dans la durée, d’où des facteurs de démotivation importants. Les promoteurs des méthodes globales et mixtes n’étaient ni des fous dangereux ni des idiots. Ils cherchaient un moyen de motiver durablement les élèves pour la lecture, au-delà du CP et du déchiffrage. Le problème, plus actuel que jamais car les écrans ont encore introduit de nouveaux facteurs de démotivation pour l’apprentissage de l’écrit, n’est pas de savoir si la méthode syllabique est plus efficace que les autres mais de trouver comment motiver les enfants. Et, à cet égard, le travail dont Stanislas Dehaene fait la promotion n’apporte aucune réponse. Pour moi, son insistance finit même par soulever des soupçons de choix idéologiques.
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« REFONDATION DE L’ECOLE : LES PRIORITES »
Article mis en place en février 2013


Pas de présentation

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« SUR UN LIVRE RECENT »
Article mis en place début 2014

Son titre exact :

Sur le livre de Maryline Baumard :
 « La France enfin première de la classe »

Maryline Baumard, journaliste spécialiste des questions d’éducation et responsable de ce secteur au journal Le Monde, a publié récemment un document très intéressant dont je donne le titre ci-dessus. On n’y trouve d’abord un bilan des évaluations effectuées par différents organismes dont, les évaluations PISA. Le bilan n’est pas très glorieux pour la France. Comment s’en sortir ? Maryline Baumard propose une approche plus méthodique de l’enseignement, plus scientifique. Et pour apporter sa contribution à cette approche elle a sélectionné un ensemble d’expériences conduites en France, aux Etats-Unis et ailleurs dont la communauté éducative pourrait, et même devrait, s’inspirer. On y trouve les résultats de recherches à caractère scientifique récentes relevant notamment des neurosciences, des évaluations effectuées sur des expériences pédagogiques innovantes et les propositions de divers chercheurs très impliqués. Ce n’est pas un travail de pédagogue. C’est un travail de journaliste particulièrement important au niveau de la recherche et de la qualité de la documentation, que, justement, un enseignant prisonnier de ses engagements pédagogiques n’aurait pas su faire. Une journaliste vraiment motivée par le sujet. Hé oui, l’école a aussi  besoin des journalistes ! Mais je le répète, ce n’est pas un travail d’enseignant et, s’il apporte des informations intéressantes et importantes, il suscite aussi la réflexion. Je fais part des miennes dans ce texte. Les sciences, notamment les neurosciences et les études statistiques, fournissent des informations importantes que les pédagogues doivent prendre en compte. Mais ce n’est pas aux non pédagogues qui s’impliquent dans ce travail de recherche, aux neurologues, psychologues, sociologues, …,  d’en tirer eux-mêmes les conclusions et de venir dire aux enseignants ce qu’ils doivent faire dans leurs classes. Malgré leur motivation et leur implication ils ne peuvent pas avoir les compétences pédagogiques nécessaires.

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« SUR L’AVIS DE L’ACADEMIE DES SCIENCES »
Article mis en place en avril 2013

 

Titre exact du document objet de l’article:

« L’ENFANT ET LES ECRANS

Un avis de l’Académie des sciences »

 

Mes réactions à ce document marque une légère inflexion de mes réflexions sur le sujet, donc de mes propositions. Je considère toujours qu’aborder la question de la télévision et des écrans de façon globale est une erreur. La télévision est d’abord faite d’images et l’origine de la trajectoire, très longue, de ses effets est à chercher dans ceux de ses images. Or, en abordant ainsi la question par l’image, on découvre  que, même si, par ces origines, ce phénomène semble indépendant de l’école, celle-ci a effectivement par la suite une lourde responsabilité dans le développement et l’épaississement de sa trajectoire. Pour être parfaitement cohérent dans mon propos je considère maintenant qu’il faut cesser de culpabiliser les parents avec cette question. De façon générale ce qu’ils peuvent faire est insignifiant. Or tous les jeunes sont plus ou moins concernés quel que soit l’engagement des familles sur cette question. En outre, actuellement, leurs parents ont très souvent beaucoup regardé la télévision quand ils étaient enfants. Peuvent-ils vraiment être conscients des conséquences d’avoir été, enfants, personnellement exposés à ses effets sur leur vie actuelle ? J’en doute. Les discours préconisant l’évitement ou un contrôle très strict sont contreproductifs. D’abord parce qu’ils exigent une disponibilité et des sacrifices que la vie moderne rend difficiles voire impossibles pour beaucoup de famille. Ensuite parce que les parents, dans leur majorité, ne sont pas disposés à écouter ce genre de discours. Donc pour des raisons d’efficacité  comme d’équité nous devons considérer que la lutte contre les effets des écrans relève beaucoup plus des compétences de l’école que de celles des parents. Elle seule a vraiment le pouvoir de la corriger en s’attaquant notamment aux effets sur les prédispositions nécessaires aux apprentissages scolaires.
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« LES ETUDES SUR LA TELEVISION ET LES ENFANTS »
Article mis en place en novembre 2012

Pas de présentation

Pour l’essentiel son contenu se retrouve dans d’autres textes.

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« SUR LE TRAVAIL DE JESUS BERMEJO BERROS »
Article mis en place en novembre 2012

Son titre exact :


(A propos du travail de Jésus Bermejo Berros sur la télévision et les enfants)

Ce spécialiste de la psychologie de l’enfant a publié en 2007 un premier document, « GENERATION TELEVISION. La relation controversée de l’enfant avec la télévision », assez volumineux et plutôt destiné à des personnes déjà bien informées sur la question. En 2008 il a publié un deuxième document, nettement plus mince, destiné aux parents.
Pour moi le travail de Jésus Bermejo Berros sur cette question devrait faire date. Le premier de ces deux livres présente un bilan vraiment inédit et exhaustif des recherches réalisées sur les rapports entre la télévision et les enfants, à travers le monde entier, jusque vers 2005 - 2006. L’ensemble de ce travail est très riche en données et en références sur le sujet et tout ce qui s’y rattache. C’est surtout pour cette raison que je considère qu’il devrait faire date, véritablement, et s’imposer comme une référence. Pour le reste, c’est-à-dire le cœur le l’ouvrage, l’auteur s’empare encore de la problématique qui nous intéresse de façon latérale, en cherchant à épargner le média, de façon même très affirmée. Il présente ainsi une étude expérimentale, portant sur 246 enfants de 6 ans, 8 ans et 12 ans répartis en 12 groupes. Une étude particulièrement lourde mais minutieusement organisée, dont l’objet était de comparer les effets de deux séries télévisuelles de dessins animés, saisies comme des modèles très distincts de récifs narratifs, (l’un étant nettement plus violent que l’autre); elle a été réalisée en Espagne avec des élèves scolarisés à un niveau correspondant à notre école primaire.
Mais encore une fois dans cette étude il n’y a rien, absolument rien, sur le début de la trajectoire des effets de la télévision.

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« REPONSE A UN TEXTE D’ALAIN BENTOLILA »

Article mis en place en juin 2012

 

Son titre exact :

 

Réponse à un texte d’Alain Bentolila :
« LA PERVERSION SEMIOLOGIQUE »

Pas de présentation


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